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Le livre noir de la Révolution française, Editions du Cerf.

Après le livre noir du communisme, cet ouvrage deviendra une référence. Réunissant les contributions de nombreux historiens dont celles de Pierre Chaunu, Stéphane Courtois, Jean Sévilla et Reynald Secher, il s'attaque en profondeur au mythe révolutionnaire, fondement de notre République. L'analyse est poussée pour dénoncer toutes les idées reçues. Evenement par évenement, Stéphane Courtois montre l'analogie frappante entre le déroulement de la révolution russe de 1917 avec celle de 1789.

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 La déstabilisation de la Serbie et l’implantation d’états musulmans en Europe

EuropeEurope « Washington s’obstine à créer dans les Balkans un Etat musulman, dont le penchant vers l’intégrisme ne fait aucun doute, pour qu’un nouveau foyer de troubles requière longtemps la médiation de la Maison Blanche, et surtout l’extension de la zone OTAN à l’ensemble des Balkans. La crise des Balkans justifie la permanence et l’extension géographique d’une présence armée des Etats unis en Europe »



P.M. GALLOIS, Le soleil d’Allah aveugle l’Occident.

L’émergence de l’organisation terroriste UCK n’a pas été le fruit d’une révolution spontanée. Certes, les excès du centralisme Yougoslave - état artificiel issu de la première guerre mondiale - et l’instabilité résultant de la décomposition de cet état depuis la mort de Tito, ont largement favorisé l’émergence d’une résistance kosovare et albanophone. Cependant, celle-ci aurait pu se manifester de manière pacifique et sur un front culturel à l’image de Rugova.

Remarquons depuis les accords de DAYTON, les services américains ont suivi de très près l’émergence de l’UCK.

A partir de 1996, l’UCK commet ses premières actions terroristes afin de contrôler le Kosovo, en particulier les régions rurales.

Son chef, Hashim Thaci, surnommé « snack » c’est-à-dire serpent, auteur d’une longue série d’assassinats et déjà connu pour être un trafiquant d’armes depuis la Suisse, bénéficie de l’aide de la police secrète albanaise mais aussi de son aveu, du soutien de l’Otan et de la Cia.

La stratégie de l’UCK est simple : multiplier les attentats et provocations contre les populations serbes afin de forcer ces derniers à réagir de manière violente.

Ainsi de janvier à mai 1998, 227 policiers serbes vont être assassinés par les terroristes de l’UCK.

En mars 1998, conjointement avec des agents de la CIA, un nouvel attentat provoque la mort de deux serbes. La police serbe va réagir de manière violente et ouvrir le feu sur une foule de manifestants albanais. Cet événement tragique va être l’étincelle dans la poudrière de cette région déjà fragilisée par les drames des guerres de Croatie et de Bosnie.

Richard Holbrooke, connu pour ses positions anti-serbes est dépêché par Washington pour être ambassadeur du Kosovo.

Plutôt que de favoriser Rugova, homme de paix, les américains vont miser sur la montée en puissance de l’UCK. Cependant ces incidents ne suffisent pas à justifier une intervention internationale via l’Otan. Il convient donc de diaboliser les serbes.

De même qu’à Timisoara, les services secrets roumains avaient, pour ameuter l’opinion internationale, exhibé les cadavres d’un cimetière en les faisant passer pour des cadavres d’opposants torturés, on découvre en août 1998 dans une fosse commune, 500 corps de la région d’ORAHOVAC. La veille, des combats violents se sont déroulés.

Or, le lendemain, des journalistes américains sont déjà présents pour relayer l’information au niveau international : on commence à parler de charniers et à soutenir que ce ne serait pas le seul et que ces massacres s’inscriraient dans le cadre d’une politique de purification ethnique.

Cependant, une mission d’observation de l’union européenne est envoyée sur place. Son diagnostic est sans Ambiguité : il s’agit d’une provocation pour discréditer les serbes.

Le seconde provocation aura lieu quelques mois plus tard à Raçak où l’on découvre 45 corps mutilés. Le scénario est le même : la veille, de violents combats se sont déroulés. Mais par le plus grand des hasards, William Walker arrive accompagné d’une cohorte de journalistes américains de la chaîne CNN. L’une d’entre eux n’est autre que l’épouse de James Rubin, porte parole de Madeleine Albright, connue pour ses positions anti-serbes.

Pour Pierre Marie Gallois, concepteur de la force de dissuasion nucléaire française et spécialiste de géopolitique, les guerres d’aujourd’hui et en particulier la guerre contre la Serbie comportent différentes phases :

1. Une phase de désinformation destinée à diaboliser l’adversaire, ce qui permet de lui infliger toute sortes de sévices sans risque de provoquer la réprobation généralisée de l’opinion publique internationale ;
2. Une mise en place d’un blocus économique mettant la population en état d’infériorité matérielle et morale ;
3. Des bombardements aériens qui ne visent pas prioritairement les forces armées mais les infrastructures de communication (transport, télévision…), de fournitures d’énergie, les centres hospitaliers, écoles, c’est à dire qui frappent essentiellement les populations civiles ; Un procès des vaincus qui achève de justifier la guerre.

La guerre des Balkans et du Kosovo illustre magnifiquement cette stratégie qui, alliant la guerre psychologique et les opérations militaires, n’hésite pas à se parer d’un vernis juridique, quitte à violer le droit international public.

Les véritables raisons de l’intervention américano-occidentale au Kosovo :

Le principal but de guerre de l’OTAN était d’« éviter une catastrophe humanitaire », but volontairement vague afin de permettre aux américains de conserver toute la marge de manœuvre nécessaire pour remplir leurs objectifs officieux.
Ainsi, les dirigeants occidentaux entendaient :

• protéger les populations albanaises du Kosovo,
• éviter une déstabilisation générale des Balkans,
• contraindre Milosevic à accepter les « accords » de Rambouillet,
• exiger le retrait total des troupes serbo-yougoslaves du Kosovo.

Ces buts n’ayant non seulement pas été atteint mais ayant au contraire abouti au résultat strictement opposé à celui escompté, Nuri Albala, responsable international de l’ONG Droit-Solidarité pose le problème de la manière suivante : « soit le but affiché, sauver des populations civiles, n’a jamais été le véritable objectif de cette guerre ; soit ceux qui en ont pris l’initiative sont d’une incompétence, d’une imprévoyance et d’une ignorance qui les disqualifie pour diriger et commander.»

Il est alors aisé pour un spécialiste de géopolitique comme Alexandre Del Valle de déceler que « derrière la lutte morale contre l’incarnation du mal, le dictateur nazifié, en fait l’ennemi utile, se cache la cynique stratégie globale, d’essence géoéconomique, de la super puissance américaine, déterminée à prendre, par tous les moyens, le contrôle des Rimlands de l’Eurasie, des routes du pétrole et des réserves d’hydrocarbures du Caucase et du Moyen-Orient, l’extension de l’OTAN en Méditerranée, dans les PECO, dans les Balkans, dans le Caucase et en Asie centrale ayant vocation à sécuriser la nouvelle route de la soie.2 »
L’auteur poursuit en distinguant deux niveaux de « buts de guerre », les buts immédiats pendant le conflit et les objectifs stratégiques à plus long terme.

Buts de guerre immédiats :
• déclenchement de l’exode des albanais du Kosovo et exacerbation de la « catastrophe humanitaire » ;
• démembrement-destruction de l’ex-Yougoslavie et déclenchement d’un soulèvement populaire contre le régime de Belgrade ;
• justification de l’extension de l’OTAN dans les Balkans et en Eurasie et relance de l’industrie de défense américaine.

Objectifs stratégiques à long terme :
• créer de facto une Grande Albanie dans le but de déstabiliser les Balkans ;
• mettre en place un protectorat international de l’OTAN dans les Balkans et en Albanie, permettant aux Etats-Unis de fragmenter et ceinturer le monde russo-orthodoxe ;
• instaurer entre l’Europe occidentale et le monde slavo-orthodoxe une « cassure civilisationnelle » durable ;
• faciliter la création d’enclaves et abcès de fixation islamiques dans les Balkans, dans le double but de déstabiliser l’Europe, en accentuant la cassure orthodoxie/Occident, et redorer le blason des Etats-Unis auprès du monde islamique ;
• compromettre la construction de l’Union européenne et faire de celle-là une « tête de pont de l’hégémonie américaine » en Eurasie.

Pour mener à bien ces objectifs les Etats-Unis au travers de l’OTAN vont mener une guerre totale en plusieurs phases contre le gêneur Milosevic. La dernière est menée par le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie de La Haye, chargé de trouver dans le comportement des serbes de quoi justifier les nombreuses violations du droit international et les crimes de guerre dus aux frappes aériennes3.

Le procès de vaincu qui achève de justifier la guerre :

Alors qu’ils ont toujours refusé de se soumettre à un tribunal international sanctionnant les atteintes aux droits pendant les conflits armés comme le montre la proposition de loi du sénateur américain Jesse Helms protégeant les membres des forces armés américaine de toute poursuite exercée par un tribunal international, les Etats Unis ont encouragé la création du TPIY crée par l’ONU en 1993.
Ce tribunal est une véritable arme de guerre puisqu’il est là pour justifier les conséquences désastreuses des frappes aériennes et du blocus économique. Il s’agit pour ce tribunal de prouver que les serbes, et particulièrement Milosevic, ont commis des atrocités comparables à celles du régime hitlérien et que l’intervention alliée était donc justifiée, ne serait-ce que pour la défense des sacro-saints Droits de l’Homme.
La faiblesse de cette stratégie est que pour justifier des crimes et une violation du droit international on va à nouveau violer le droit en créant un Tribunal illégal auquel les américains refusent eux-mêmes de se soumettre.

Pour notre part, nous n’oublierons ni Dresde, ni Nagasaki, ni Belgrade. Il est grand temps qu’à Paris comme en Serbie, les peuples libres d’Europe assument fièrement leur destin. Nous refusons de recevoir des leçons de parfaits cyniques qui nous font prendre des vessies pour des lanternes, leurs guerres de conquête pour une nouvelle croisade et les Mac Donald’s pour la multiplication du pain…

GUILLAUME D’OFFENBOURG



 
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Re: La déstabilisation de la Serbie et l’implantation d’états musulmans en Europe (Score: 1)
par Qeni le 07 janvier 2007 à 18:14:45 UTC
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
On est frappé par les deux aspects qui manquent dans cette tentative d'explication des guerres en ex-Yougoslavie : la politique intérieure yougoslave et notamment serbe, et ce qui s'est passé avant 1994, lorsque l'Occident a commencé à intervenir militairement en Bosnie.

La politique intérieure yougoslave s'y réduit à ceci :

"excès du centralisme Yougoslave - état artificiel issu de la première guerre mondiale - et l’instabilité résultant de la décomposition de cet état depuis la mort de Tito".

En somme, ces guerres de conquête et d'extermination que la direction communiste serbe a toutes lancées, ces atrocités dont il a pris l'initiative et dont il a commis les quatre cinquièmes (voir le rapport Bassiouni) seraient le produit d'un déterminisme anonyme : désigner des coupables, c'est un complot américain contre l'Europe.

On ne saura donc rien de l'entreprise de prise de pouvoir total en Yougoslavie par la direction communiste serbe, qui commence dès 1988 à subvertir l'ordre constitutionnel en organisant un coup d'Etat en Voïvodine, puis un autre en 1989 au Monténégro, et termine en mars 1989 en supprimant le statut du Kosovo, voie de fait anticonstitutionnelle qui détruit "de jure" la Fédération. On ne saura rien non plus des préparatifs de l'Armée visibles dès 1988 pour la création d'une grande Serbie communiste par annexion de la Bosnie-Herzégovine et dépeçage de la Croatie, en cas d'échec du premier plan de prise de pouvoir, échec avéré dans la nuit du 23 janvier 1990.

M. Gallois ne connaît de l'ancienne Yougoslavie que ce que Paul Garde a appelé le "bourrage de crânes" de la III° République, et dont il révèle tout quand il présente comme "traditionnelle" une alliance franco-serbe qui a duré de 1903 à 1918, à l'exclusion de toute autre période, depuis 15 siècles que les Serbes sont dans les Balkans. Il est donc logique qu'il attribue aux grandes puissances, dont au moins il a entendu parler, la réaction des Slovènes et des Croates à la destruction de l'ordre fédéral yougoslave par l'impérialisme communiste de Belgrade.

Ceux qui voulaient y comprendre quelque chose ont suivi la politique yougoslave, et notamment serbe, au moins à partir de 1986. C'est pourquoi ils savent que Milosevic est bien le responsable principal des guerres et des crimes et que, si le président croate Tudjman en partage la responsabilité, ce n'est pas pour s'être opposé à lui, mais pour avoir accepté d'être son complice dans le dépeçage de la Bosnie.

Quant aux grandes puissances, elles se sont caractérisées jusqu'en 1994 par la complaisance envers l'impérialisme belgradois. C'est seulement lorsque l'évolution en Bosnie menaçait d'aboutir à la création d'une enclave purement musulmane en Bosnie -c'était l'idée de Milosevic et de Tudjman que de les parquer ainsi- qu'ils ont intervenus pour sauver un semblant d'Etat bosnien, que le Droit international les obligeait depuis 1992 à défendre contre l'agression de Belgrade. Encore en août 1995, ils ont sauvé les Serbes de Bosnie de la déroute dont les menaçait l'offensive croate, et à Dayton les ont laissés s'en tirer à des conditions incroyablement favorables. C'est seulement lorsque Milosevic, pour neutraliser son opposition, a déclenché une nouvelle guerre au Kosovo, en massacrant des familles entières dans la Drenica en mars 1998, que les Occidentaux se sont résolus à menacer la Serbie d'une action militaire, ce qu'ils auraient dû faire dès 1991.

C'est pour cela que ne peuvent croire les inventions de M. Gallois et "Del Valle" que ceux qui ne connaissent pas la chronologie des événements.

En ce qui concerne le Kosovo, le témoignage de Ratomir Tanic en est une réfutation suffisante. Lors de son procès, Milosevic a essayé de discréditer Ratomir Tanic à l'aide des moyens de désinformation que lui a visiblement toujours fourni une équipe de la Gestapo communiste de Belgrade. Mais grâce à Internet, n'importe

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